Quel avenir ?

La gratuité des transports est une nécessité, il faut pouvoir se déplacer pour rechercher un emploi ou une formation, pour se rendre dans les diverses administrations, pour entretenir des liens sociaux, familiaux, amoureux, culturels indispensables. Plus de la moitié des chômeurs est sans indemnité, pour les autres c’est souvent des allocations peaux de chagrin.

Comment s’acquitter d’un titre de transport de plus en plus cher quand on touche 800 ou 900 euros par mois ? C’est pari impossible, alors, soit on ne se déplace plus, soit on marche quand c’est possible, soit on fraude, avec toutes les conséquences, les difficultés, les humiliations, les stigmatisations que cela représentent ! Et c’est évidemment encore plus criant dans les zones non urbaines, il faut prendre sa voiture, un scooter, une mobylette ou un vélo quand on en a encore un ou une, ou en emprunter.

Les titres de transports sont hors de prix quand on ne dispose que d’un petit revenu, 2,50 euros un ticket de bus, 1,70 quand acheté en carnet, et combien pour un ticket de RER, de TER, tout de suite au minimum 5 ou 6 euros pour de ridicules courtes distances et il est courant de payer 8 ou 10 euros pour faire un aller et retour en proche banlieue. Et puis comment fait un chômeur pour voir ses enfants dans un couple qui a explosé, aussi à cause du chômage, qui s’est éloigné géographiquement, de la non place, de la non utilité sociale, du non rôle quand les kilomètres s’ajoutent aux kilomètres ?

Cette revendication qui a du sens ne couterait pas énormément, un métro, un bus, un train, un RER, un TER, un tram qui roulent peut accueillir quelques passagers en plus à chaque voyage sans que cela rende plus cher le déplacement total. D’autant qu’il existe déjà des mesures de gratuité et de réduction dans les régions, les départements et les communes.

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Et surtout les recettes commerciales ne représentent qu’une faible part du financement total, 15 % en moyenne dans les petites agglomérations, 23 % ailleurs. Le financement est déjà assuré entre 77 et 83 % par les contribuables et les entreprises. Les recettes des billetteries s’avèrent parfois inférieures aux frais de perception, si on tient compte du coût du matériel et du personnel, comme l’écrit Marcel Robert : « On fait payer les usagers pout pouvoir vérifier qu’ils paient ! ».

La lutte contre la fraude, drapeau de tous les libéraux coûte cher, très cher, c’est un marché juteux quand on sait que la cour des comptes estime à 5% des recettes moyennes de la fraude tous transports confondus, des entreprises privées spécialisées réalisent des centaines de millions, des milliards d’euros de chiffre d’affaire. De fait, on paie souvent deux fois, comme contribuables et comme usagers.

Les expériences prouvent que quand la gratuité est mise en place, tout se passe bien, qu’il y à moins de conflits. Les emplois de contrôleurs seraient transformés afin de faire face à l’augmentation du trafic, de la fréquentation et du remplissage. Les estimations de fréquentation vont de + 50 à + 400 % en quelques mois et même la propreté s’améliore.

Il faut redonner tout son sens de qualité et de solidarité au service public en transformant tous les emplois précaires en emplois stables et statutaires et en développant les transports en commun partout où c’est nécessaire, dans le cadre d’un grand service public national, avec des délégations régionales, départementales et locales. Car il n’y a pas à choisir entre le social et l’environnement, les résultats catastrophiques dans les deux domaines sont les effets dramatiques d’une seule et même politique ; le capitalisme !

Des transports en commun gratuits, plus nombreux, en créant de nouvelles lignes, notamment en banlieue, desservant des endroits aujourd’hui abandonnés, permettraient de laisser une grande partie des voitures dans les garages. Dans un premier temps et en attendant la gratuité, nous revendiquons que les licencieurs prennent totalement en charge un an de transports pour les salariés ayant perdu leur emploi.

Aujourd’hui, plus de 8 millions de femmes et d’hommes ont des difficultés à se déplacer, comme le dit le sociologue Yves Jouffe, spécialiste des transports et de mobilité : « pour les pauvres, tout est plus loin, plus cher et plus lent ». Les milieux populaires souffrent d’une double peine, car pour eux, la distance travail/ domicile, mais aussi services publics et administratifs/domicile ne cesse de croître et parce que la pauvreté se traduit par l’usage des modes de transport plus lents, moins directs et souvent inconfortables. Ils se déplacent moins souvent, mais plus loin et moins vite.

Yves Jouffe parle de la nécessité d’instaurer un véritable droit à la mobilité car il conditionne tous les autres droits (travailler, se soigner, s’éduquer). Nous exigeons immédiatement, un moratoire sur les amendes et les poursuites en justice qui s’abattent sur des femmes, des hommes, des jeunes dont le seul crime est de ne pas avoir les moyens de payer les transports en commun.

La gratuité,

une mesure d’égalité, de solidarité, de bon sens !

Transports gratuits pour les chômeurs, puis pour tout le monde !

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