Quel avenir ?

France Travail : des chiffres et des hommes 2 !

2000-05-partage-richesses

« L'essentiel n'est pas d'être utiles aux dominés mais nuisibles aux dominants. »

Franck Lepage

 

À France Travail, non seulement les contrôles de chômeurs se suivent, mais ils s’accélèrent. Ainsi, il y avait eu 420 000 contrôles en 2019... Après une pause Covid et ses effets en 2020 et 2021, ça repart avec 500 000 en 2022, puis 524 000 en 2023 et 600 000 prévu en 2024, pour atteindre 1,5 million en 2027.

600 conseillers sont affectés à ces contrôles : ce sont en fait des « radieurs » ! Qui ont quasiment les pleins pouvoirs puisque les chômeurs n'ont pas de représentants pour les défendre. Alors que les agents qui travaillent à chercher des formations et / ou des emplois ne sont pas (et de très loin) assez nombreux et trop souvent sans moyens, les boîte privées s'ouvrent à un fructueux marché.

Quand le chômage baisse, ce n'est certainement pas dû à l'expertise du gouvernement en matière de plein emploi, mais à la multiplication des radiations et à la pression acculant les chômeurs à devoir accepter n'importe quel emploi à n'importe quel salaire et dans n'importe quelles conditions.

Car parlons-en de « l'expertise » du gouvernement : il faut faire des économies ? « Tirons sur l'ambulance » des services publics plutôt que de prendre l'argent où il se trouve : dans la fraude, l'évasion, l'optimisation et l'exonération fiscale, le non paiement des cotisations sociales, les aides aux entreprises par centaine de milliards sans aucune contrepartie....

Le plus efficace et surtout le plus juste serait de taxer les hauts revenus, les profits et les dividendes qui, jamais, n'ont été si importants, si indécents.

Cet acharnement contre les plus faibles montre bien l'objectif de Macron, Attal ou Le Maire : pour satisfaire aux volontés de leurs maîtres, il faut casser les services publics, le bien commun et les droits sociaux.

Ces soi-disant serviteurs du peuple ne sont qu’esbroufe et déclarations pompeuses... Mais quand il s'agit de concret, de palpable, de profitable au plus grand nombre ; de ce qui fait sens, société et cohésion : rien, que dalle !

Sur tous les sujets, ils se montrent autosatisfaits, arrogants. L'éducation ne se serait jamais porté aussi bien, pérorent-ils... Demandons aux profs ! Le système de santé s'améliore, se vantent-ils... Interrogeons les professionnels de santé ! Pas de souci à se faire pour l'agriculture, osent-ils... Questionnons les agriculteurs ! Pareil pour la recherche, la culture, l'environnement... Que de la gueule !

Ils osent tout, même le pire, surtout le pire, tant ils semblent tous être nés avant l'invention de la honte !

N'acceptons pas, ne nous résignons pas, ne cédons en rien au sentiment de fatalité. Tout est possible, tout reste possible. Nous sommes nombreux et nous sommes forts.

Et comme lançait, il y a quelques décennies, une camarade aux forces de police venues nous déloger alors que nous protestions devant l'hôtel particulier du baron Ernest-Antoine Seilliére (alors patron du Medef),« Au secours, les gentils c'est nous ! »

Philippe Villechalane, porte-parole de l'Apeis

France Travail : des chiffres et des hommes 2 !

« L'essentiel n'est pas d'être utiles aux dominés mais nuisibles aux dominants. »

Franck Lepage

 

À France Travail, non seulement les contrôles de chômeurs se suivent, mais ils s’accélèrent. Ainsi, il y avait eu 420 000 contrôles en 2019... Après une pause Covid et ses effets en 2020 et 2021, ça repart avec 500 000 en 2022, puis 524 000 en 2023 et 600 000 prévu en 2024, pour atteindre 1,5 million en 2027.

600 conseillers sont affectés à ces contrôles : ce sont en fait des « radieurs » ! Qui ont quasiment les pleins pouvoirs puisque les chômeurs n'ont pas de représentants pour les défendre. Alors que les agents qui travaillent à chercher des formations et / ou des emplois ne sont pas (et de très loin) assez nombreux et trop souvent sans moyens, les boîte privées s'ouvrent à un fructueux marché.

Quand le chômage baisse, ce n'est certainement pas dû à l'expertise du gouvernement en matière de plein emploi, mais à la multiplication des radiations et à la pression acculant les chômeurs à devoir accepter n'importe quel emploi à n'importe quel salaire et dans n'importe quelles conditions.

Car parlons-en de « l'expertise » du gouvernement : il faut faire des économies ? « Tirons sur l'ambulance » des services publics plutôt que de prendre l'argent où il se trouve : dans la fraude, l'évasion, l'optimisation et l'exonération fiscale, le non paiement des cotisations sociales, les aides aux entreprises par centaine de milliards sans aucune contrepartie....

Le plus efficace et surtout le plus juste serait de taxer les hauts revenus, les profits et les dividendes qui, jamais, n'ont été si importants, si indécents.

Cet acharnement contre les plus faibles montre bien l'objectif de Macron, Attal ou Le Maire : pour satisfaire aux volontés de leurs maîtres, il faut casser les services publics, le bien commun et les droits sociaux.

Ces soi-disant serviteurs du peuple ne sont qu’esbroufe et déclarations pompeuses... Mais quand il s'agit de concret, de palpable, de profitable au plus grand nombre ; de ce qui fait sens, société et cohésion : rien, que dalle !

Sur tous les sujets, ils se montrent autosatisfaits, arrogants. L'éducation ne se serait jamais porté aussi bien, pérorent-ils... Demandons aux profs ! Le système de santé s'améliore, se vantent-ils... Interrogeons les professionnels de santé ! Pas de souci à se faire pour l'agriculture, osent-ils... Questionnons les agriculteurs ! Pareil pour la recherche, la culture, l'environnement... Que de la gueule !

Ils osent tout, même le pire, surtout le pire, tant ils semblent tous être nés avant l'invention de la honte !

N'acceptons pas, ne nous résignons pas, ne cédons en rien au sentiment de fatalité. Tout est possible, tout reste possible. Nous sommes nombreux et nous sommes forts.

Et comme lançait, il y a quelques décennies, une camarade aux forces de police venues nous déloger alors que nous protestions devant l'hôtel particulier du baron Ernest-Antoine Seilliére (alors patron du Medef),« Au secours, les gentils c'est nous ! »

Philippe Villechalane, porte-parole de l'Apeis

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