Quel avenir ?

Attal ose tout, c’est même à ça qu’on le reconnaît !

Le Premier ministre Gabriel Attal annonce réfléchir à quelques pistes afin de réduire les droits des chômeurs : réduire (encore) la durée d'indemnisation, accentuer la dégressivité des allocations... Il ne sait que choisir. Peut-être le tout s'il est dans une période gourmande. Et cela intervient après les réformes successives qui ont déjà fait baisser durée et montant de l'indemnisation, durcir les conditions d'accès et favoriser les contrôles.

N’y a-t-il pas d'autres priorités ? D’autres urgences ? Quand on voit et que l'on sait le désespoir dans des secteurs essentiels de la société, une grande partie des services publics à l'abandon, que des femmes, des hommes, des familles sont en état de survie permanente…

Eh bien non, ils veulent mettre au boulot tout le monde à n'importe quel prix. Enfin, disons plutôt à n'importe quel salaire et dans n'importe quelles conditions... Et quelqu'en soient les conséquences, en terme social bien évidemment mais également politique, sanitaire, de cohésion de l'ensemble de la société.

Ils voient toujours le monde par un bout de la lorgnette, celui qui mutualise les difficultés, les précarités, les pauvretés, afin non seulement de ne pas toucher aux richesses, aux profits, aux dividendes, mais les augmenter.

Nous ne savons pas où et quand il eut l’œuvre d’Alphonse Allais au programme, le Premier ministre ? À l'École alsacienne, à Assas ou à Sciences po ? Si c'était avant, après ou pendant sa période gothique (ça c'est drôle, non ?)... Il doit croire que la fois où il est sorti avec des jeans Dolce Gabbana et un T. shirt Zegna noirs et qu'il n'était pas coiffé, un de ses voisins l'a pris pour un gothique...

Il est donc devenu adepte d'Alphonse Allais qui déclarait : « Il faut prendre l'argent là où il se trouve, c'est à dire chez les pauvres. Bon d'accord, ils n'ont pas beaucoup d'argent, mais il y a beaucoup de pauvres. »

La coûteuse transformation de Pole Emploi en France Travail s’inscrit dans cette logique : en faire un fourre-tout des différents problèmes ; à peine les identifier ; ne pas œuvrer à leurs règlements en les accompagnants de façon utile, mais y puiser toute la main d'œuvre nécessaire. C'est ainsi qu'ils pourront allégrement taper dans le vivier des femmes et des hommes qu'ils auront poussés au RSA en supprimant les droits des chômeurs, pour les faire travailler quasi gratuitement.

Pour notre part, nous partageons avec Mahmoud Darwich le constat que « Nous souffrons d'un mal incurable qui s'appelle l'espoir ». Et nous savons qu'il faut se battre, résister, ne pas accepter, car jamais ils ne concèdent de droits, à moins d'y être contraints.

Philippe Villechalane, pour l'Apeis

Attal ose tout, c’est même à ça qu’on le reconnaît !

Le Premier ministre Gabriel Attal annonce réfléchir à quelques pistes afin de réduire les droits des chômeurs : réduire (encore) la durée d'indemnisation, accentuer la dégressivité des allocations... Il ne sait que choisir. Peut-être le tout s'il est dans une période gourmande. Et cela intervient après les réformes successives qui ont déjà fait baisser durée et montant de l'indemnisation, durcir les conditions d'accès et favoriser les contrôles.

N’y a-t-il pas d'autres priorités ? D’autres urgences ? Quand on voit et que l'on sait le désespoir dans des secteurs essentiels de la société, une grande partie des services publics à l'abandon, que des femmes, des hommes, des familles sont en état de survie permanente…

Eh bien non, ils veulent mettre au boulot tout le monde à n'importe quel prix. Enfin, disons plutôt à n'importe quel salaire et dans n'importe quelles conditions... Et quelqu'en soient les conséquences, en terme social bien évidemment mais également politique, sanitaire, de cohésion de l'ensemble de la société.

Ils voient toujours le monde par un bout de la lorgnette, celui qui mutualise les difficultés, les précarités, les pauvretés, afin non seulement de ne pas toucher aux richesses, aux profits, aux dividendes, mais les augmenter.

Nous ne savons pas où et quand il eut l’œuvre d’Alphonse Allais au programme, le Premier ministre ? À l'École alsacienne, à Assas ou à Sciences po ? Si c'était avant, après ou pendant sa période gothique (ça c'est drôle, non ?)... Il doit croire que la fois où il est sorti avec des jeans Dolce Gabbana et un T. shirt Zegna noirs et qu'il n'était pas coiffé, un de ses voisins l'a pris pour un gothique...

Il est donc devenu adepte d'Alphonse Allais qui déclarait : « Il faut prendre l'argent là où il se trouve, c'est à dire chez les pauvres. Bon d'accord, ils n'ont pas beaucoup d'argent, mais il y a beaucoup de pauvres. »

La coûteuse transformation de Pole Emploi en France Travail s’inscrit dans cette logique : en faire un fourre-tout des différents problèmes ; à peine les identifier ; ne pas œuvrer à leurs règlements en les accompagnants de façon utile, mais y puiser toute la main d'œuvre nécessaire. C'est ainsi qu'ils pourront allégrement taper dans le vivier des femmes et des hommes qu'ils auront poussés au RSA en supprimant les droits des chômeurs, pour les faire travailler quasi gratuitement.

Pour notre part, nous partageons avec Mahmoud Darwich le constat que « Nous souffrons d'un mal incurable qui s'appelle l'espoir ». Et nous savons qu'il faut se battre, résister, ne pas accepter, car jamais ils ne concèdent de droits, à moins d'y être contraints.

Philippe Villechalane, pour l'Apeis

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