Quel avenir ?

DOSSIER : Retraites

Petit journal de mauvaise humeur

Ma réforme des retraites au long cours

Sur le fond, cette réforme des retraites n’est pas une nécessité, loin s’en faut, il y a tant d’autres choses à faire : une vraie politique de formation et la création d’emplois qui en découlent, l’égalité salariale entre les hommes et les femmes, la re-transformation de la CSG en cotisation sociale, la suppression des exonérations et exemptions des cotisations patronales... Sans parler de toutes les mesures de justice et de cohésion à mettre en place, comme pénaliser les employeurs ayant systématiquement recours à la précarité et taxer les profits et dividendes. Il serait également temps d’aborder les questions directement liées au sens du travail, à l’utilité, au bien commun, et cela avant de condamner les salariés à trimer encore et toujours plus.

Il convient de tenir compte de l’état financier catastrophique dans lequel se retrouve des millions de femmes et d’hommes avec un pouvoir d’achat en berne et une inflation qui explose.

De même en ce qui concerne les suites de la crise sanitaire liée au Covid : isolement, problèmes psychologiques, mise en place du télétravail qui ne permet plus d’échanger et par conséquent de se projeter au travers d’un collectif.

Et puis la Loi travail est passée par là avec son lot de contrats atypiques, de contrats de missions, de mesures qui, dans les faits, restreignent le droit de grève.

Sûr que sans ces situations, la mobilisation serait encore plus importante. Sans parler des menaces et mensonges du gouvernement qui ne recule devant aucune contre-vérité ni aucune forme de démagogie.

Macron, lui, s’en fout que sa réforme ne règle rien, un libéral doit donner des preuves de sa soumission au marché. Sauf qu’il va en être empêché par les grévistes, leurs soutiens et la majorité de la population.

Ces tristes sires ont tout tenté, jusqu’à dire qu’il s’agit d’une réforme de gauche, de justice, puis qu’en fait non mais que c’était une nécessité si on voulait sauver le système de retraite par répartition auquel nous sommes tant attachés…

Ensuite, ils ont tourné leurs efforts vers Les Républicains. Là c’était redevenu une réforme de droite qui, s’ils parvenaient à avoir une majorité pour la voter, entraînerait des compensations financières ou politiques dans les circonscriptions ou à l’assemblée.

Mais leur projet est si ambigu, si antisocial, si injuste que, la peur au ventre, ils ont actionné le 49-3, privant les élus de leur vote et la démocratie d’une réelle visibilité… même si oui, gnagnagna, le 49.3 est dans la Constitution.

Vous remarquerez que le président des Français qui n’est président que parce qu’une majorité d’électeurs ne voulait pas de Le Pen comme présidente de la République dit tenir à ses promesses de campagne… Alors qu’en est-il de celle qui consistait à promettre qu’il n’y ait plus un seul SDF dans le pays ? Nous, on appelle ça soit un escroc soit un charlot ! En espérant que l’on ne va pas se retrouver au tribunal ni même en prison pour avoir osé « insulter » Macron… Comme cette femme en colère, à bout peut-être, qui avait « traité » Macron d’ordure sur sa page Facebook, interpellée chez elle et bientôt jugée. C’est toute la différence entre la grossièreté et la vraie vulgarité consistant, entre autres, à dire qu’il suffit de traverser la rue pour trouver un boulot, ou à décider de faire crever au boulot des travailleurs en leur rajoutant deux ans fermes.

Au delà des décisions politiques et économiques de Macron et de ses flingueurs en chef(Atall, Véran, Dussopt…), il y a la façon dont ils traitent le peuple, les corps

intermédiaires. Ils accréditent le fait que seule la violence marche, ils créent les conditions pour que Marine Le Pen soit élue la prochaine fois. Malgré les déclarations et les effets d’annonces, ils détestent la démocratie et celles et ceux qui la font vivre. Soit ils ne savent rien de ce que sont réellement les femmes et les hommes, de leurs capacités, de leur savoir, et moins encore de leurs désirs, de leurs rêves, de leurs corps, soit ils les méprisent. Ou bien les deux.

Il s’agit de choix de société : ils veulent remettre en cause tous les conquis sociaux et détricotent les droits les uns après les autres. Ils vont contre le sens de l’Histoire, qui devrait permettre de vivre mieux, de travailler moins, tous, solidairement. On devrait pouvoir s’exprimer sur ce que l’on produit et sur comment on le distribue, comme travailleur mais également comme citoyen.

Ce ne sont pas des dirigeants qui tentent de faire partager leur point de vue au plus grand nombre, mais des dominants brutaux qui veulent soumettre le plus grand nombre, quel qu’en soit le prix à payer en termes de démocratie, de cohésion, de confiance, de fatalité.

Vous n’aurez pas manqué de remarquer que lors du mouvement des gilets jaunes, avec beaucoup moins de manifestants mais davantage de ce qu’ils appellent « débordements » (sanctionnés par des violences policières entraînant de sérieux handicaps), des milliards d’euros ont été débloqués…

Dans le même temps, afin de faire passer leur loi scélérate, antisociale et inutile, ils ont tellement concédés aux Républicains que même les économies qu’ils devaient faire ont fondues comme neige au soleil. Et quand la population est contre leur réforme à près de 80 %, ils pensent qu’il leur faut mieux nous expliquer, que l’on est peut-être pas en capacité de comprendre…

Tous leurs arguments ne sont qu’esbrouffe. Quand les mesures les plus sociales furent mises en place, le pays n’était pas remis des dégâts de la Seconde guerre mondiale. C’est pourtant bien en 1945, dans un pays en ruines, que furent créés la Sécurité sociale, la retraite…

En 1980, un salarié représentait l’équivalent de 25 000 € de productivité. En 2022, 80 000 €… Où est passée la différence ? Dans les poches de qui ? Dans quels dividendes puisque dans le même temps, tous les services publics sont privés de leurs moyens et par conséquent de leur rôle et de leur efficacité ?

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Petit journal de mauvaise humeur

Ma réforme des retraites au long cours

Sur le fond, cette réforme des retraites n’est pas une nécessité, loin s’en faut, il y a tant d’autres choses à faire : une vraie politique de formation et la création d’emplois qui en découlent, l’égalité salariale entre les hommes et les femmes, la re-transformation de la CSG en cotisation sociale, la suppression des exonérations et exemptions des cotisations patronales... Sans parler de toutes les mesures de justice et de cohésion à mettre en place, comme pénaliser les employeurs ayant systématiquement recours à la précarité et taxer les profits et dividendes. Il serait également temps d’aborder les questions directement liées au sens du travail, à l’utilité, au bien commun, et cela avant de condamner les salariés à trimer encore et toujours plus.

Il convient de tenir compte de l’état financier catastrophique dans lequel se retrouve des millions de femmes et d’hommes avec un pouvoir d’achat en berne et une inflation qui explose.

De même en ce qui concerne les suites de la crise sanitaire liée au Covid : isolement, problèmes psychologiques, mise en place du télétravail qui ne permet plus d’échanger et par conséquent de se projeter au travers d’un collectif.

Et puis la Loi travail est passée par là avec son lot de contrats atypiques, de contrats de missions, de mesures qui, dans les faits, restreignent le droit de grève.

Sûr que sans ces situations, la mobilisation serait encore plus importante. Sans parler des menaces et mensonges du gouvernement qui ne recule devant aucune contre-vérité ni aucune forme de démagogie.

Macron, lui, s’en fout que sa réforme ne règle rien, un libéral doit donner des preuves de sa soumission au marché. Sauf qu’il va en être empêché par les grévistes, leurs soutiens et la majorité de la population.

Ces tristes sires ont tout tenté, jusqu’à dire qu’il s’agit d’une réforme de gauche, de justice, puis qu’en fait non mais que c’était une nécessité si on voulait sauver le système de retraite par répartition auquel nous sommes tant attachés…

Ensuite, ils ont tourné leurs efforts vers Les Républicains. Là c’était redevenu une réforme de droite qui, s’ils parvenaient à avoir une majorité pour la voter, entraînerait des compensations financières ou politiques dans les circonscriptions ou à l’assemblée.

Mais leur projet est si ambigu, si antisocial, si injuste que, la peur au ventre, ils ont actionné le 49-3, privant les élus de leur vote et la démocratie d’une réelle visibilité… même si oui, gnagnagna, le 49.3 est dans la Constitution.

Vous remarquerez que le président des Français qui n’est président que parce qu’une majorité d’électeurs ne voulait pas de Le Pen comme présidente de la République dit tenir à ses promesses de campagne… Alors qu’en est-il de celle qui consistait à promettre qu’il n’y ait plus un seul SDF dans le pays ? Nous, on appelle ça soit un escroc soit un charlot ! En espérant que l’on ne va pas se retrouver au tribunal ni même en prison pour avoir osé « insulter » Macron… Comme cette femme en colère, à bout peut-être, qui avait « traité » Macron d’ordure sur sa page Facebook, interpellée chez elle et bientôt jugée. C’est toute la différence entre la grossièreté et la vraie vulgarité consistant, entre autres, à dire qu’il suffit de traverser la rue pour trouver un boulot, ou à décider de faire crever au boulot des travailleurs en leur rajoutant deux ans fermes.

Au delà des décisions politiques et économiques de Macron et de ses flingueurs en chef(Atall, Véran, Dussopt…), il y a la façon dont ils traitent le peuple, les corps

intermédiaires. Ils accréditent le fait que seule la violence marche, ils créent les conditions pour que Marine Le Pen soit élue la prochaine fois. Malgré les déclarations et les effets d’annonces, ils détestent la démocratie et celles et ceux qui la font vivre. Soit ils ne savent rien de ce que sont réellement les femmes et les hommes, de leurs capacités, de leur savoir, et moins encore de leurs désirs, de leurs rêves, de leurs corps, soit ils les méprisent. Ou bien les deux.

Il s’agit de choix de société : ils veulent remettre en cause tous les conquis sociaux et détricotent les droits les uns après les autres. Ils vont contre le sens de l’Histoire, qui devrait permettre de vivre mieux, de travailler moins, tous, solidairement. On devrait pouvoir s’exprimer sur ce que l’on produit et sur comment on le distribue, comme travailleur mais également comme citoyen.

Ce ne sont pas des dirigeants qui tentent de faire partager leur point de vue au plus grand nombre, mais des dominants brutaux qui veulent soumettre le plus grand nombre, quel qu’en soit le prix à payer en termes de démocratie, de cohésion, de confiance, de fatalité.

Vous n’aurez pas manqué de remarquer que lors du mouvement des gilets jaunes, avec beaucoup moins de manifestants mais davantage de ce qu’ils appellent « débordements » (sanctionnés par des violences policières entraînant de sérieux handicaps), des milliards d’euros ont été débloqués…

Dans le même temps, afin de faire passer leur loi scélérate, antisociale et inutile, ils ont tellement concédés aux Républicains que même les économies qu’ils devaient faire ont fondues comme neige au soleil. Et quand la population est contre leur réforme à près de 80 %, ils pensent qu’il leur faut mieux nous expliquer, que l’on est peut-être pas en capacité de comprendre…

Tous leurs arguments ne sont qu’esbrouffe. Quand les mesures les plus sociales furent mises en place, le pays n’était pas remis des dégâts de la Seconde guerre mondiale. C’est pourtant bien en 1945, dans un pays en ruines, que furent créés la Sécurité sociale, la retraite…

En 1980, un salarié représentait l’équivalent de 25 000 € de productivité. En 2022, 80 000 €… Où est passée la différence ? Dans les poches de qui ? Dans quels dividendes puisque dans le même temps, tous les services publics sont privés de leurs moyens et par conséquent de leur rôle et de leur efficacité ?

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