Quel avenir ?

Au revoir Maryse

Nous avons eu la chance de connaître Maryse. Longtemps pilier de l'Apeis de Gironde. D'avoir été ensemble, mobilisé contre les injustices et les inégalités, à Bégles et en Gironde, en région parisienne. Mais pas seulement, Maryse était toujours très attentive et attachée à prendre les hommes et les femmes dans leur entièreté, elle militait pour un partage de culture, elle était sensible à l'art dans toutes ses composantes. Elle savait que les connaissances et la curiosité qui l'accompagne sont sources d'enrichissement et donc de liberté. Elle savait que c'était tout aussi essentiel que les mesures d'urgences. Mais si nous devions ne retenir qu'un trait de caractère chez Maryse, ce serait la gentillesse, la bienveillance, l’empathie. Nous embrassons très chaleureusement toutes celles et ceux qu'elle aimait et vous souhaitons de la force et du courage, elle restera longtemps dans nos pensées et nous nous souviendrons des bons moments passés ensemble.Philippe et les copines et copains de l'Apeis

 

 

 

 

Bègles le 28 mai 2024

 

 

 

 

 

 

 

MARYSE

Ton sourire, ton regard, ton humanité ont éclairé notre association pendant de nombreuses années. Nous ne comptons plus les moments fraternels, conviviaux, de lutte, la franche camaraderie, les instants de rires et de partage.
A l’évocation de ces souvenirs, le sourire nous vient aux lèvres, nous avons traversé tant et tant d’événements forts et intenses.

Nous nous rappelons de toi, écrivant de ta belle plume un petit mot pour chacune et chacun, dessinant, collant, créant, demandant l’avis de chacun d’entre nous et te battant pour que la culture, l’art, soient accessibles à toutes et tous considérant que c’est la culture qui rapproche les êtres humains et que c’est l’ignorance qui nous divise.
Nous te revoyons en train de nous cuisiner une zarzuela, riant aux éclats quand Patrick croyait que c’était une danse, ce plat succulent annonçant une soirée conviviale, de rires, de chants et de danses.
Combien de fois t’es tu senti fière d’avoir empêché une injustice ? Tu as sorti tellement de personnes de la détresse et des humiliations qu’ils subissaient leur redonnant dignité et espoir.

Tu as toujours détesté les injustices d’où qu’elles viennent.

Ensemble nous avons combattu le sentiment de fatalité, nous avons déplacé des montagnes quand peu de gens croyaient en notre capacité de gagner face à l’adversité.

Maryse, tes textes, tes poémes, resteront longtemps gravés dans nos mémoires, ton humilité, ta discrétion, ton empathie nous ont nourris chaque jours un peu plus.
Tes combats de femme éprise d’émancipation, d’égalité et de liberté nous ont inspirés et nous inspirent encore.
Tes créations habillent les murs de notre association dont cette affiche, véritable œuvre d’art, que tu avais créée pour l’anniversaire des vingt ans de l’APEIS.

Plus que tout, toi la fille de Républicain espagnol, tu connaissais la profondeur de nos slogans :

EXISTENCE, RESISTANCE !

Si ce n’est pas maintenant, alors quand ?

Si ce n’est pas moi, alors qui ?

QUI SEME LA MISERE, RECOLTE LA COLERE !!

On n’est pas content, on n’est pas content du tout !!!

Combien de fois les avons-nous scandés, ensemble en manifestation ou en occupation?

Adieu Maryse, adieu l’amie, la camarade, la confidente, la combattante, il faudra bien que le soleil revienne, il faudra bien qu’on continue à s’aimer, à se respecter, à se comprendre.
C’est ce que tu souhaitais au plus profond de ton cœur, au plus profond de ton âme.
Tu es et tu resteras une belle âme et une grande dame.

Nous assurons notre plus grand respect, notre plus grande affection à ta famille, à tes enfants, tes petits enfants, ton époux, tes amis.

Les copines et copains de l’Apeis Gironde

 

Ma douce Maryse,

Je ne peux malheureusement être présent pour t’accompagner dans ton dernier voyage mais je tenais à t’écrire ces quelques lignes.
C’est très difficile de trouver les mots, je n’étais pas prêt à te laisser partir, je n’arrive toujours pas à réaliser.

Nous nous sommes rencontrés quand j’avais à peine 15 ans.
Enfant des rues, survivant de la Méditerranée, c’est auprès de toi que je suis venu me réfugier.
Tu m’as ouvert ta porte,  ouvert ton cœur et je le sais, tu m’as aimé comme ton enfant, inconditionnellement.
Parce que toute ta vie tu as été ainsi, tu donnais aux autres sans attendre en retour.
Tu as partageait ce que tu avais, ce que tu étais.
Je veux que tu partes en sachant à quel point je te suis reconnaissant de m’avoir aidé à grandir.
Tout ce que je suis aujourd’hui c’est grâce à toi.
Je ne sais pas ce que je serais devenu sans ta bienveillance et ton regard tendre sur moi.
Nous avons vécu tant de souvenirs ensemble tant d’images de toi que je n’oublierai jamais.

Merci infiniment pour tout ça.
Merci de tout l’amour que tu m’as donné, merci d’avoir toujours cru en moi et de ne m’avoir jamais lâché la main.
Je t’en serais à tout jamais reconnaissant.
Tu as remplacé cette maman dont j’ai tant manqué et désormais, c’est toi qui me manque.

Me voilà aujourd’hui papa, j’aurais aimé que ma fille te connaisse et que tu aies le temps de pouvoir la bercer au creux de tes bras.
La vie en a décidé autrement, vous n’avez pas eu le temps de vous connaître mais je te promets d’honorer ta mémoire.
Je lui parlerai de toi, de cette belle étoile filante que tu fût dans ma vie.
J’essaierai à mon tour de lui transmettre toutes ces belles valeurs que tu m’as enseigné.
Je lui raconterai comme j’ai aimé les années passés tes côtés.
Comme j’ai été fier et chanceux de t’avoir connu.
Admiratif de ton humilité, de ta dignité.
Je lui parlerai de tes combats et de ton courage à toute épreuve.

J’espère qu’elle te ressemblera.

Adieu ma douce Maryse part en paix et sois tranquille.
Tout ce que tu étais, tout ce que l’on s’est aimés restera auprès de moi à tout jamais.
Je te promets de veiller sur M’papi en attendant qu’il vienne te retrouver.

Bonne route.

Je t’aime jusqu’aux étoiles.

Moussa.

 

Au revoir Maryse

Nous avons eu la chance de connaître Maryse. Longtemps pilier de l'Apeis de Gironde. D'avoir été ensemble, mobilisé contre les injustices et les inégalités, à Bégles et en Gironde, en région parisienne. Mais pas seulement, Maryse était toujours très attentive et attachée à prendre les hommes et les femmes dans leur entièreté, elle militait pour un partage de culture, elle était sensible à l'art dans toutes ses composantes. Elle savait que les connaissances et la curiosité qui l'accompagne sont sources d'enrichissement et donc de liberté. Elle savait que c'était tout aussi essentiel que les mesures d'urgences. Mais si nous devions ne retenir qu'un trait de caractère chez Maryse, ce serait la gentillesse, la bienveillance, l’empathie. Nous embrassons très chaleureusement toutes celles et ceux qu'elle aimait et vous souhaitons de la force et du courage, elle restera longtemps dans nos pensées et nous nous souviendrons des bons moments passés ensemble.Philippe et les copines et copains de l'Apeis

 

 

 

 

Bègles le 28 mai 2024

 

 

 

 

 

 

 

MARYSE

Ton sourire, ton regard, ton humanité ont éclairé notre association pendant de nombreuses années. Nous ne comptons plus les moments fraternels, conviviaux, de lutte, la franche camaraderie, les instants de rires et de partage.
A l’évocation de ces souvenirs, le sourire nous vient aux lèvres, nous avons traversé tant et tant d’événements forts et intenses.

Nous nous rappelons de toi, écrivant de ta belle plume un petit mot pour chacune et chacun, dessinant, collant, créant, demandant l’avis de chacun d’entre nous et te battant pour que la culture, l’art, soient accessibles à toutes et tous considérant que c’est la culture qui rapproche les êtres humains et que c’est l’ignorance qui nous divise.
Nous te revoyons en train de nous cuisiner une zarzuela, riant aux éclats quand Patrick croyait que c’était une danse, ce plat succulent annonçant une soirée conviviale, de rires, de chants et de danses.
Combien de fois t’es tu senti fière d’avoir empêché une injustice ? Tu as sorti tellement de personnes de la détresse et des humiliations qu’ils subissaient leur redonnant dignité et espoir.

Tu as toujours détesté les injustices d’où qu’elles viennent.

Ensemble nous avons combattu le sentiment de fatalité, nous avons déplacé des montagnes quand peu de gens croyaient en notre capacité de gagner face à l’adversité.

Maryse, tes textes, tes poémes, resteront longtemps gravés dans nos mémoires, ton humilité, ta discrétion, ton empathie nous ont nourris chaque jours un peu plus.
Tes combats de femme éprise d’émancipation, d’égalité et de liberté nous ont inspirés et nous inspirent encore.
Tes créations habillent les murs de notre association dont cette affiche, véritable œuvre d’art, que tu avais créée pour l’anniversaire des vingt ans de l’APEIS.

Plus que tout, toi la fille de Républicain espagnol, tu connaissais la profondeur de nos slogans :

EXISTENCE, RESISTANCE !

Si ce n’est pas maintenant, alors quand ?

Si ce n’est pas moi, alors qui ?

QUI SEME LA MISERE, RECOLTE LA COLERE !!

On n’est pas content, on n’est pas content du tout !!!

Combien de fois les avons-nous scandés, ensemble en manifestation ou en occupation?

Adieu Maryse, adieu l’amie, la camarade, la confidente, la combattante, il faudra bien que le soleil revienne, il faudra bien qu’on continue à s’aimer, à se respecter, à se comprendre.
C’est ce que tu souhaitais au plus profond de ton cœur, au plus profond de ton âme.
Tu es et tu resteras une belle âme et une grande dame.

Nous assurons notre plus grand respect, notre plus grande affection à ta famille, à tes enfants, tes petits enfants, ton époux, tes amis.

Les copines et copains de l’Apeis Gironde

 

Ma douce Maryse,

Je ne peux malheureusement être présent pour t’accompagner dans ton dernier voyage mais je tenais à t’écrire ces quelques lignes.
C’est très difficile de trouver les mots, je n’étais pas prêt à te laisser partir, je n’arrive toujours pas à réaliser.

Nous nous sommes rencontrés quand j’avais à peine 15 ans.
Enfant des rues, survivant de la Méditerranée, c’est auprès de toi que je suis venu me réfugier.
Tu m’as ouvert ta porte,  ouvert ton cœur et je le sais, tu m’as aimé comme ton enfant, inconditionnellement.
Parce que toute ta vie tu as été ainsi, tu donnais aux autres sans attendre en retour.
Tu as partageait ce que tu avais, ce que tu étais.
Je veux que tu partes en sachant à quel point je te suis reconnaissant de m’avoir aidé à grandir.
Tout ce que je suis aujourd’hui c’est grâce à toi.
Je ne sais pas ce que je serais devenu sans ta bienveillance et ton regard tendre sur moi.
Nous avons vécu tant de souvenirs ensemble tant d’images de toi que je n’oublierai jamais.

Merci infiniment pour tout ça.
Merci de tout l’amour que tu m’as donné, merci d’avoir toujours cru en moi et de ne m’avoir jamais lâché la main.
Je t’en serais à tout jamais reconnaissant.
Tu as remplacé cette maman dont j’ai tant manqué et désormais, c’est toi qui me manque.

Me voilà aujourd’hui papa, j’aurais aimé que ma fille te connaisse et que tu aies le temps de pouvoir la bercer au creux de tes bras.
La vie en a décidé autrement, vous n’avez pas eu le temps de vous connaître mais je te promets d’honorer ta mémoire.
Je lui parlerai de toi, de cette belle étoile filante que tu fût dans ma vie.
J’essaierai à mon tour de lui transmettre toutes ces belles valeurs que tu m’as enseigné.
Je lui raconterai comme j’ai aimé les années passés tes côtés.
Comme j’ai été fier et chanceux de t’avoir connu.
Admiratif de ton humilité, de ta dignité.
Je lui parlerai de tes combats et de ton courage à toute épreuve.

J’espère qu’elle te ressemblera.

Adieu ma douce Maryse part en paix et sois tranquille.
Tout ce que tu étais, tout ce que l’on s’est aimés restera auprès de moi à tout jamais.
Je te promets de veiller sur M’papi en attendant qu’il vienne te retrouver.

Bonne route.

Je t’aime jusqu’aux étoiles.

Moussa.

 

Aller au contenu principal